La République Démocratique du Congo (RDC), avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), s’est engagée dans la création d’un Plan national de financement de la biodiversité afin de mieux protéger son riche patrimoine naturel,. L’annonce a été faite via un communiqué du PNUD, dont une copie a été consultée par Environnement.cd.
D’après les informations fournies par l’ACP, l’adhésion de la RDC à l’initiative BIOFIN du PNUD en 2024 marque une étape importante dans la mobilisation de ressources accrues pour la conservation de sa biodiversité, un secteur jugé vital pour son développement durable, a rapporté ce média public.
Selon la méme source, les efforts se concentrent désormais sur la mise en place d’un Comité national de Pilotage BIOFIN. Ce comité aura pour tâche d’analyser les politiques et les institutions ayant un impact sur la biodiversité, d’examiner les dépenses publiques allouées à ce domaine, et d’évaluer les besoins financiers pour atteindre les objectifs de conservation définis dans la Stratégie et Plan nationaux de la Biodiversité (Spanb).
Au niveau international, le PNUD a également mis en lumière une dynamique globale en faveur du financement de la nature. Plus de 130 pays se sont réunis au Chili lors d’une conférence dédiée à explorer des solutions financières innovantes pour soutenir les objectifs mondiaux en matière de biodiversité.
Face à la diminution de l’aide internationale, ces nations ont discuté de mécanismes tels que les obligations pour la protection de la nature, la réaffectation de subventions, les technologies financières et les crédits nature.
La 6ème édition de la Conférence mondiale sur le financement de la biodiversité, organisée par l’initiative BIOFIN, a souligné l’élan mondial pour la réalisation du cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal, dans le contexte de la récente COP16.
En outre, l’engagement de 92 nouveaux pays dans l’élaboration de leurs propres plans de financement de la biodiversité témoigne d’une prise de conscience croissante de la nécessité d’investir dans la protection de la nature, un enjeu crucial pour l’avenir de la planète.
Pierre Kabakila